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Voir ce complet film Le Petit fugitif bonne qualite

A Brooklyn, dans les ann–﬩es 50. En l'absence de sa m–ď–Āre, Lennie, qui avait pr–﬩vu de passer un week-end entre amis, doit s'occuper de son fr–ď–Āre de 7 ans, Joey. Pour se lib–﬩rer du petit, il lui joue un tour et simule un accident de carabine sur un terrain vague. Persuad–﬩ d'avoir caus–﬩ la mort de son fr–ď–Āre, Joey s'enfuit –ď Coney Island, immense plage new-yorkaise d–﬩di–﬩e aux man–ď–Āges et –ď l'amusement. Il passe une journ–﬩e d'errance au milieu de la foule et des attractions.

Critique lors de la sortie en salle

Par Samuel Douhaire

Ce n'est pas tous les jours que l'on peut découvrir un film charnière dans l'histoire du 7e art. Invisible depuis des décennies, Le Petit Fugitif (1953) n'est pas seulement une oeuvre fondatrice du cinéma indépendant américain - celui de Cassavetes et de Barbara Loden. Ce long métrage pour petits (à partir de 8 ans) et grands est aussi, comme l'explique l'universitaire Alain Bergala, « le chaînon manquant du cinéma moderne », entre le néoréalisme italien et la Nouvelle Vague française - celle des Quatre Cents Coups et d'A bout de souffle. Cinq ans avant Truffaut, Morris Engel filmait au naturel la fugue d'un enfant qui cherche sa place dans le monde. Six ans avant Godard, ce réalisateur issu du photojournalisme partait tourner dans la rue avec une équipe réduite, presque clandestinement, pour accroître l'impression de réel.

Un demi-siècle après sa sortie, ce film de bande (financé par souscription, écrit par un ami du réalisateur et monté par sa femme, tous deux crédités comme coréalisateurs) frappe par sa liberté. Liberté du sujet, que l'on croirait improvisé au gré de l'errance d'un « kid » de Brooklyn persuadé d'avoir tué son grand frère. Liberté de la réalisation, pleine d'énergie comme un documentaire sur le vif, ce qui n'empêche pas la fermeté du point de vue. La mise en scène est à hauteur du garçon de 7 ans, dont elle épouse en permanence le regard et les sensations sans mièvrerie ni démagogie. C'est splendide. Et avec sa bouille ronde, ses taches de rousseur, sa dégaine de cow-boy miniature, le petit Richie Andrusco est irrésistible.

Critique du 18/09/2010

Par Samuel Douhaire

Film de Morris Engel, Ray Ashley et Ruth Orkin (Little Fu–í¬≠gitive, USA, 1953). Sc–﬩nario. R. Ashley.… (Lire la suite)