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LES SUPPLETIFS ALGÉRIENS

DANS L'ARMÉE FRANÇAISE PENDANT

LA GUERRE D'ALGÉRIE

Pas moins de cinq catégories de formations supplétives civiles constituées ont contribué au « maintien de l'ordre » pendant la guerre d'Algérie. Sur ces unités musulmanes spéciales, au sein desquelles se comptaient les harkis, Charles-Robert Ageron a fait pour Vingtième siècle la première étude scientifique fondée sur l'exploitation des archives du Service historique de l'armée de terre qui viennent d'être ouvertes.

Les militaires engagés dans l'action aux colonies ont toujours recruté des auxiliaires autochtones et constitué des formations supplétives. En Afrique du Nord, on appelait le plus souvent celles-ci des goums (en arabe: troupe). Cependant que les goums pouvaient être regroupés en unités permanentes - les tabors au Maroc - on y levait également selon la tradition chérifienne des harkais) à durée limitée et des petites troupes de mok- hazniis). En Algérie, les corps réguliers - zouaves, spahis, turcos, puis tirailleurs - l'emportèrent vite sur les formations supplétives qui, depuis l'institution de la conscription pour les musulmans en 1912, disparurent même complètement. On devait pourtant y revenir pendant la guerre d'Algérie alors même qu'on procédait

ment au recrutement des Français musulmans. La tradition militaire coloniale, l'expérience des anciens officiers d'affaires indigènes, l'initiative de certains chefs algériens expliquent ce retour un peu surprenant au passé. Mais l'ampleur de ce recours aux supplétifs devait poser plus de problèmes que le recrutement de soldats réguliers par voie d'appels ou d'engagements. La preuve en est que cinquante ans après le début de la guerre d'Algérie on polémique encore en France autour de la question des harkis. Cette étude rendue possible par l'ouverture des archives militaires du Service historique de l'armée de terre voudrait être une contribution historique et ne constitue pas une intervention dans le débat politico-médiatique soulevé autour du problème des harkis.

Les diverses formations de supplétifs

S'agissant des formations supplétives, on doit d'abord préciser que, pendant la guerre d'Algérie tout au moins, furent désignées sous ce nom diverses catégories de personnel relevant toutes, au début, des formations civiles du maintien de l'ordre.

Par ordre chronologique selon leur date de création, on peut énumérer: 1) les GMPR (groupes mobiles de police rurale)