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IMMORAL, -ALE, -AUX, adj.

A. − [En parlant d'une pers.] Qui a une conduite contraire aux principes de la morale. Synon. corrompu, cynique, débauché, dépravé, dévergondé, dévoyé, impur, vicieux.Si le cœur des mortels se montrait à découvert, on ne ferait peut-être pas un pas dans la société sans rencontrer un être corrompu ou un homme immoral ( Guilbert de Pixer. Coelina, 1801. II, 9, p. 37). Un homme si décidé, si dur, si brutal, si parfaitement immoral qu'il en recevait une sorte de pureté, d'intégrité ( Camus. Requiem, 1956. 2 e part. 4 e tabl. p. 880).

− En partic. [En parlant d'un artiste ou d'un auteur] Dont les productions sont contraires à la morale. Vos regards se seraient détournés avec dégoût de l'auteur immoral, et votre conscience n'aurait pas attendu, pour se soulever, les syllogismes d'un orateur ( Courier. Pamphlets pol., Procès. 1821. p. 111).

− Emploi subst.Les immoraux et les athées, ce sont ces hommes, fermés à tous les airs venant d'en haut ( Renan. Avenir sc., 1890. p. 78).

♦ Les Immoraux. Partisans de Robespierre (ainsi nommés par les partisans de Danton). [Les résultats ] des Jacobins ou ceux des Immoraux auraient-ils été supérieurs? ( Las Cases. Mémor. Ste-Hélène, t. 1. 1823. p. 867).

B. − [En parlant d'un inanimé] Qui est contraire à la morale ou aux bonnes mœurs. Synon. déréglé, dissolu, honteux, inconvenant, indécent, licencieux, malsain, obscène :

la plupart des gens, quand ils n'avaient pas entièrement déserté leurs devoirs religieux, ou quand ils ne les faisaient pas coïncider avec une vie personnelle profondément immorale. avaient remplacé les pratiques ordinaires par des superstitions peu raisonnables. Camus. Peste, 1947. p. 1397.

− En partic. [En parlant d'une production littér. ou artistique] Qui est contraire à la morale ou aux bonnes mœurs (dans sa forme ou dans son contenu). Les livres obscènes ne sont même immoraux que parce qu'ils manquent de vérité ( Flaub. Corresp., 1876. p. 285). On était las des ouvrages sans moralité, je ne veux pas dire des ouvrages immoraux, mais des livres qui ne prouvent rien ( Barrès. Cahiers, t. 10. 1913. p. 183).

Prononc. et Orth. [im(m)ɔ ʀal], masc. plur. [-ʀo]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. [Av. 1662 « contraire à la morale » ( Pasc. ds Besch. 1845)]; 1770 ( Raynal. Hist. phil., XIX, 6, éd. 1780 ds Littré ). Dér. de moral*; préf. in- 1 * négatif; cf. l'angl. immoral (1660 ds NED ). Fréq. abs. littér. 385. Fréq. rel. littér. xix e s. a) 662, b) 516; xx e s. a) 621, b) 421.

Immoralement, adv. D'une façon immorale. Je suis sans cesse sur le point d'envoyer immoralement au diable soit l'Académie des sciences morales qui m'a imposé cette grande tâche, soit la politique qui m'empêche de la remplir ( Tocqueville. Corresp. [avec Gobineau]. 1843. p. 60). − [im(m)ɔ ʀalmɑ ̃]. − 1 re attest. 1836 (Ac. Suppl.); de immoral, suff. -ment 2 *.

BBG. − Barb. Loan-words 1921, p. 259. - Frey 1925, pp. 202-203. - Gohin 1903, p. 281. - Undhagen (L.). Morale et les autres lexèmes formés sur le radical moral-. Lund, 1975, p. 174.